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  • Prisca Cugnot-Barreiro

🌳La BorrĂ©liose de Lyme🌳 AmĂ©liorer son quotidien en Naturopathie

Mis à jour : 21 déc. 2019



La borrĂ©liose de Lyme est une maladie infectieuse, non contagieuse, due Ă  une bactĂ©rie appelĂ©e BorrĂ©lia Burgdorferi, transmise par l’intermĂ©diaire d’une morsure de tique infectĂ©e. Elle peut Ă©galement ĂȘtre transmise par voie placentaire, par l’allaitement, par transfusion sanguine et par voie sexuelle.

Cette infection est répandue dans le monde. La bactérie se distribue dans la peau puis dans le sang et les tissus.

La borrĂ©liose de Lyme semble se dĂ©velopper de façon exponentielle, le nombre de personnes touchĂ©es par cette pathologie augmente de maniĂšre inquiĂ©tante, c’est pourquoi j’ai effectuĂ© mes recherches sur cette pathologie.

Les personnes touchées par la borréliose de Lyme vivent des situations de souffrance physique et psychique souvent trÚs invalidantes, douloureuses, pouvant affecter le systÚme nerveux central, ces personnes sont souvent incomprises par le corps médical et leur entourage.

La maladie peut en outre ĂȘtre asymptomatique pendant des annĂ©es et les symptĂŽmes varient d’une personne Ă  l’autre. Elle est parfois difficile Ă  diagnostiquer puisque les morsures de tiques ne sont pas toujours visibles et les symptĂŽmes s’apparentent Ă  ceux d’autres maladies telles que la grippe.


Selon le modĂšle classique, la maladie est appelĂ©e « la maladie de Lyme », la cause est Borrelia Burgdorferi et le traitement est l’antibiotique!

Tuer les microbes et l’on guĂ©rit de la maladie, si seulement la vie pouvait ĂȘtre aussi simple!

Je vous explique ici comment est diagnostiquĂ©e la borrĂ©liose de Lyme, mieux la comprendre et comment aider l’organisme Ă  se rĂ©guler en modifiant le terrain de la personne par des mĂ©thodes naturelles.

En effet, un bon terrain du corps se justifie par une bonne santĂ© intestinale, une absence de carences et un systĂšme immunitaire performant. Ce bon terrain sera indispensable pour que l’organisme parvienne Ă  lutter contre l’infection et pour que les traitements soient efficaces, ce qui est malheureusement trĂšs rare.

L’attention doit donc ĂȘtre attirĂ©e, non seulement sur les personnes en bonne santĂ©, mais surtout sur les personnes dont le systĂšme immunitaire est affaibli chez lesquelles le risque de gravitĂ© peut ĂȘtre trĂšs dangereux.


Par consĂ©quent, il est possible de dĂ©pister la BorĂ©liose de Lyme suffisamment tĂŽt afin d’éviter son installation dans l’organisme tout entier.

I. Les manifestations de la bactérie

dans le corps


AprĂšs une morsure de tique infectĂ©e par la bactĂ©rie BorrĂ©lia Burgdorferi, cette mĂȘme bactĂ©rie alors prĂ©sente dans le sang va migrer dans les tissus profonds jusqu’au cerveau et les os. Elle va s’associer Ă  d’autres bactĂ©ries, virus, parasites ou champignons qui vont ĂȘtre Ă  l’origine de nombreuses infections rendant la liste des symptĂŽmes sans fin.

On considĂšre Ă  ce jour que la maladie se dĂ©veloppe en trois phases dont chacune est caractĂ©risĂ©e par l’apparition de symptĂŽmes particuliers. Bien que toutes les tiques ne soient pas porteuses de la maladie, il importe d’ĂȘtre vigilant pendant les six premiĂšres semaines suivant la piqĂ»re.


1. Phase I (initiale)

Lors de cette premiÚre phase, les symptÎmes peuvent passer inaperçus dans 50% des cas.

Voici quelques signes qui permettent de reconnaßtre la phase I, souvent discrÚte et pratiquement inaperçue dans de nombreux cas.


a. Apparition d’un Ă©rythĂšme

L’érythĂšme est une lĂ©sion rouge et de forme ovale qui va apparaĂźtre tout autour du point d’inoculation. Il peut se manifester entre 3 jours Ă  6 semaines et constitue l’un des symptĂŽmes les plus marquants de la phase I. DĂšs la constatation de l’existence de cette aurĂ©ole, il convient de consulter un mĂ©decin, car c’est le signe que la tique est peut-ĂȘtre porteuse de la maladie de Lyme. Cette lĂ©sion cutanĂ©e est prĂ©sente dans 50% des cas. Chaude au toucher, elle est souvent indolore et ne provoque aucune dĂ©mangeaison. Elle est diffĂ©rente d’une simple inflammation du fait de sa taille, de 1 Ă  5 cm de diamĂštre au moins et de son dĂ©veloppement assez rapide pouvant atteindre 10 cm de diamĂštre. Elle peut disparaĂźtre de façon spontanĂ©e mais elle rĂ©apparaĂźtra en phase II. En cas de doute, il est recommandĂ© de demander un avis mĂ©dical.

b. SymptĂŽmes grippaux

Les premiers symptĂŽmes se manifestent entre quelques heures et environ 10 jours aprĂšs la morsure de tique infectĂ©e. Les symptĂŽmes auxquels il convient d’ĂȘtre attentif : la fiĂšvre, les maux de tĂȘte, les douleurs au niveau des articulations, les courbatures, la fatigue et les autres signes de la grippe comme les fourmillements, la raideur cervicale ou l’apparition de maux de gorge et de ganglions font partie des signes les plus courants.


c. Manifestations articulaires

La maladie peut causer une arthrite (douleurs ou inflammation des articulations et jointures) peu de temps aprĂšs la morsure. Elle est souvent localisĂ©e au genou mais peut toucher d’autres articulations.


2. Phase II (secondaire)

Environ 6 mois aprĂšs la morsure, si des traitements adĂ©quats ne sont pas suivis, la BorrĂ©liose de Lyme se rĂ©pand dans l’organisme et le patient entre dans la phase secondaire de la maladie de Lyme ou stade dissĂ©minĂ© prĂ©coce. La peau, les articulations, le systĂšme nerveux, le cƓur et les yeux sont alors atteints.


a. Manifestations cutanées

L’érythĂšme ayant migrĂ©, des lĂ©sions multiples apparaissent. Des macules rouges ovales naissent alors Ă  diffĂ©rentes parties du corps, en dehors de la paume des mains et de la plante des pieds, et peuvent persister jusqu’à plusieurs semaines. Le lymphocytome cutanĂ© bĂ©nin est une autre expression cutanĂ©e de la phase II de la BorrĂ©liose de Lyme, avec la formation de nodules rouge violacĂ© ou brunĂątre et indolores. Ces granulomes, de 2 Ă  3 cm de diamĂštre, apparaissent surtout au niveau du lobe ou du pavillon de l’oreille, du thorax, du mamelon, du scrotum, du visage, des bras et des Ă©paules.


b. Manifestations articulaires ou rhumatologiques

Des douleurs se font ressentir au niveau des grosses articulations du patient qui a atteint le stade dissĂ©minĂ© prĂ©coce de la maladie de Lyme, Ă  partir de quelques semaines aprĂšs la morsure de la tique contaminĂ©e. Connue aussi sous le nom d’arthrite de Lyme, c’est surtout le genou, puis les Ă©paules et le coude qui en sont les plus touchĂ©s.


c. Manifestations nerveuses

Au niveau du systĂšme nerveux, des maux de tĂȘte ou cĂ©phalĂ©es, des nerfs douloureux ou nĂ©vralgies, une paralysie faciale et une mĂ©ningite, se manifestent lors de la phase II de la maladie de Lyme. L’inflammation des nerfs crĂąniens peut entraĂźner une paralysie faciale. Le sujet atteint de neuroborrĂ©liose souffre d’une mĂ©ningite lymphocytaire ou d’une mĂ©ningo-myĂ©lite qui se caractĂ©risent par des maux de tĂȘte, une raideur dans la nuque, des troubles de la sensibilitĂ© et du sommeil, ainsi qu’un dysfonctionnement de l’ouĂŻe.


d. Manifestations cardiaques et respiratoires

Les symptĂŽmes de la phase II de la maladie de Lyme sont caractĂ©risĂ©s par des troubles du rythme cardiaque et de la conduction. Le patient est alors sujet Ă  des palpitations ou Ă  une insuffisance cardiaque qui s’accompagnent de fatigue chronique et de vertiges. Des difficultĂ©s respiratoires sont Ă©galement occasionnĂ©es par la paralysie du diaphragme.


e. Manifestations oculaires

La phase secondaire de la BorrĂ©liose de Lyme s’accompagne souvent de troubles et d’affections oculaires. Parmi les symptĂŽmes qui touchent l’Ɠil, on peut noter : la conjonctivite, les nĂ©vrites optiques (inflammation du nerf optique) ou encore la paralysie de l’Ɠil.


3. Phase III (tertiaire)

La phase III peut concerner la pĂ©riode situĂ©e des mois aprĂšs une morsure de tique infestĂ©e par la Borrelia Burgdorferi, mais aussi parfois des annĂ©es aprĂšs. La plupart du temps, la maladie de Lyme devient chronique et ses manifestations s’accentuent encore plus. Les troubles gastro-intestinaux, les troubles neuromusculaires, l’arthrite, la sinusite Ă  rĂ©pĂ©tition, des sifflements dans les oreilles, ne sont hĂ©las pas toujours associĂ©s Ă  la maladie de Lyme et le patient peut souffrir longtemps avant de trouver un mĂ©decin qui pose ce diagnostic.


a. Manifestations articulaires ou rhumatologiques

L’arthrite de Lyme est plus marquĂ©e et dissĂ©minĂ©e (polyarthrite), pouvant toucher plusieurs articulations : genou, coudes, hanches, Ă©paules, poignets. On observe alors un gonflement de l’articulation concernĂ©e.


b. Manifestations nerveuses et oculaires

Les troubles oculaires sont assortis de difficultĂ©s de concentration, d’état dĂ©pressif, voire d’agressivitĂ©. On observe Ă©galement des troubles neuromusculaires.


c. Manifestations respiratoires et cardiaques

Des douleurs intercostales peuvent survenir. Le systùme respiratoire est atteint et l’on observe souvent, à ce stade, des troubles importants du rythme cardiaque.


II. Diagnostic


1. Les examens

En France, le protocole de dĂ©pistage officiel de la maladie de Lyme est rĂ©alisĂ© avec le test sanguin appelĂ© ELISA (Enzyme Linked Immunosorbent Assays). Si ce test est nĂ©gatif, on considĂšre que la personne n’est pas atteinte par la maladie de Lyme. S’il est positif, on peut alors demander confirmation par un autre test thĂ©oriquement plus sensible, le Western Blot, qui, s’il se rĂ©vĂšle lui aussi positif, aboutit en gĂ©nĂ©ral Ă  la prescription d’un traitement antibiotique.

💡 A savoir, si la personne est ou a Ă©tĂ© sous antibiotiques pour quelques raisons que ce soit aprĂšs avoir Ă©tĂ© infectĂ©e, la rĂ©ponse au test sanguin peut ĂȘtre rĂ©duite ou absente.


a. Test sanguin ELISA

Le test ELISA est un procĂ©dĂ© oĂč l’on recherche dans le sang la prĂ©sence d’anticorps IgG et IgM (fabriquĂ©s par le systĂšme immunitaire) contre la bactĂ©rie Borrelia Burgdorferi responsable de la maladie de Lyme. Le problĂšme est qu’il faut deux Ă  trois semaines au systĂšme immunitaire pour produire une concentration en anticorps anti Borrelia Burgdorferi pour qu’il soit dĂ©tectable. En effet, le taux augmente avec la durĂ©e de l’infection, environ 30% des tests sont positifs aprĂšs deux semaines et 80% aprĂšs 6 semaines. De plus, le test ELISA, n’utilise que trois souches de borrĂ©lies (dont Borrelia Burgdorferi, une souche amĂ©ricaine) alors que bien d’autres circulent en Europe (Afzelli Ă  50%, Garinii 30%, Spielmanii, Bavariensis, Recurentis, MiyamotoĂŻ, Duttonii
).

RĂ©sultat, aprĂšs un test ELISA nĂ©gatif, de nombreuses personnes rentrent chez elles rassurĂ©es de ne pas avoir la maladie de Lyme mais avec les mĂȘmes interrogations face Ă  leurs symptĂŽmes.

b. Test sanguin Western Blot

Le test Western Blot ne peut ĂȘtre utilisĂ© que lorsque le rĂ©sultat du test ELISA est positif. Il est basĂ© sur l’immunoempreinte et permet de distinguer diffĂ©rents types de Borrelia. C’est un test qualitatif qui permet de dĂ©tecter sur une bandelette de nitrocellulose les diffĂ©rents types d’anticorps IgG et IgM, permettant la dĂ©tection et l’identification des antigĂšnes spĂ©cifiques Ă  la BorrĂ©lie. La diffĂ©rence entre les anticorps IgM et IgG est qu’il donne une information sur l’anciennetĂ© de l’infection. Les IgM apparaissent en premier alors que les IgG bien plus tard et peuvent signifier l’acquisition d’une immunitĂ© face Ă  l’infection. Difficile de dire aujourd’hui, s’il est possible d’acquĂ©rir une immunitĂ© face la maladie de Lyme


Le Western Blot peut donner des faux positifs en particulier lorsqu’il y a une maladie auto-immune, ou des infections aiguĂ«s autres que Lyme. Il peut donner aussi des faux nĂ©gatifs, mĂȘme si la sensibilitĂ© et la spĂ©cificitĂ© des nouveaux tests a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e.


c. La Biopsie

La bactérie Borrelia Burgdorferi est capable de masquer ses antigÚnes pour échapper aux examens sérologiques et autres types de test. Heureusement, la biopsie est capable de la détecter sans problÚme.

Une biopsie est un procĂ©dĂ© chirurgical qui consiste Ă  prĂ©lever une infime partie d’organe ou de tissu en vue d’une analyse biologique, d’un examen microscopique, gĂ©nĂ©tique, immunologique ou bactĂ©riologique. Contrairement aux examens sĂ©rologiques standards (test Elisa et Western blot), qui doivent attendre jusqu’à 3 mois aprĂšs la morsure d’une tique pour dĂ©celer la prĂ©sence d’anticorps liĂ©s Ă  la maladie de Lyme, la biopsie permet de prouver prĂ©cocement la prĂ©sence de la BorrĂ©lia Burgdorferi dans l’organisme.


d. La Ponction Lombaire

TrĂšs rarement, l’on peut avoir recours Ă  la ponction lombaire, il s’agit d’une intervention chirurgicale qui consiste Ă  prĂ©lever un Ă©chantillon du liquide cĂ©phalo-rachidien, Ă  l’aide d’une aiguille creuse insĂ©rĂ©e dans la partie infĂ©rieure de la colonne vertĂ©brale (entre la 4Ăšme et la 5Ăšme vertĂšbre lombaire). Bien que la ponction lombaire soit une mĂ©thode qui permette spĂ©cialement de mettre en Ă©vidence une maladie neurologique, telle que la mĂ©ningite et la sclĂ©rose en plaques, elle est aussi en mesure de dĂ©pister la BorrĂ©liose de Lyme. D’oĂč l’importance de la ponction lombaire pour les diffĂ©rencier.


2. Liste des symptĂŽmes du Dr Burrascano

Les tests sĂ©rologiques ne doivent ĂȘtre utilisĂ©s que pour certifier le rĂ©sultat qui en dĂ©coule. L’étude des « symptĂŽmes clĂ©s » de cette affection mystĂ©rieuse est un moyen de la diagnostiquer correctement, face Ă  l’insuffisance de fiabilitĂ© des tests de dĂ©pistage actuels.

Comme il est difficile d’y voir clair parmi l’ensemble des symptĂŽmes, le docteur Joseph J. Burrascano spĂ©cialiste de la maladie de Lyme aux USA a Ă©laborĂ© une liste de 46 symptĂŽmes parmi les plus frĂ©quemment rencontrĂ©s dans cette maladie. Il est possible de considĂ©rer que si le patient dĂ©clare au moins 15 symptĂŽmes parmi cette liste, le mĂ©decin pourra orienter ses recherches sur la maladie de Lyme.


III. Comprendre la borréliose de Lyme


Il existe de nombreux symptĂŽmes qui peuvent Ă©voquer la maladie de Lyme mais n’ont pas de rapports. De ce fait, il s’avĂšre souvent que cette maladie passe totalement inaperçue pendant plusieurs annĂ©es et que le malade effectue un vĂ©ritable « parcours du combattant » avant de trouver quelqu’un qui puisse poser le diagnostic de la borrĂ©liose de Lyme. On peut lire sur internet ou dans des bouquins des rĂ©cits de patients ayant vĂ©cu cela et s’étant vus, parfois, orientĂ©s vers des psychiatres, soupçonnĂ©s d’ĂȘtre seulement « malades dans leur tĂȘte ». Heureusement, l’information circule et l’on commence Ă  prendre conscience de l’étendue de ce flĂ©au. Depuis les annĂ©es 1990, les preuves s’accumulent pour montrer que de nombreuses maladies ont une cause microbienne. En effet, l’arthrite rhumatoĂŻde, certaines pathologies cardiaques, des problĂšmes immunologiques, des troubles neurologiques comme la dĂ©pression, mais encore Parkinson, la sclĂ©rose en plaque ou des pathologies mentales souffrent en fait d’une maladie vectorielle Ă  tique dans sa forme chronique.

Avant de parler de traitement nous allons d’abord aborder les problùmes que peut rencontrer le corps.


1. Les persistantes

Certains nombres de bactĂ©ries persistent dans l’organisme sous une forme « dormante » car ces bactĂ©ries sont dotĂ©es d’un « biofilms » qui les protĂšgent des agressions et notamment des antibiotiques. Cela expliquerait donc les Ă©checs de traitements. Cependant ces bactĂ©ries pourraient ĂȘtre dĂ©truites par des antiseptiques.


2. Les coĂŻnfections

Les virus, champignons, parasites et autres bactĂ©ries sont des coĂŻnfections qui contribuent Ă  affaiblir les malades et Ă  diminuer l’efficacitĂ© des traitements, ce qui conduit souvent Ă  des Ă©checs.


3. Réactivation des borrélies

Les virus de printemps et d’automne sont susceptibles de rĂ©activer les borrĂ©lies, c’est pourquoi il est recommandĂ© d’administrer en prĂ©vention dĂšs l’arrivĂ©e des premiers virus un traitement antibactĂ©rien et antiviral.


4. La rĂ©action d’Herxheimer

La rĂ©action d’Herxheimer est une rĂ©action des symptĂŽmes lors des traitements qu’ils soient conventionnels ou naturopathiques. Les bactĂ©ries ou coĂŻnfections en mourant, vont dĂ©gager des quantitĂ©s trĂšs importantes de toxines, plus importantes que le corps n’est en mesure de les Ă©liminer. Cela va donc gĂ©nĂ©rer une augmentation des douleurs et des symptĂŽmes. Il est alors recommandĂ© d’entamer une seconde cure d’antibiotique.


5. Les métaux lourds

La pollution environnementale, les mĂ©dicaments, certains vaccins, les amalgames dentaires au mercure, les anciennes peintures au plomb, les carburants, les imageries mĂ©dicales, l’aluminium, les conservateurs alimentaires, les additifs alimentaires, les adjuvants alimentaires, les ondes Ă©lectromagnĂ©tiques sont des sources de mĂ©taux lourds qui sont toxique pour notre corps.

Les personnes intoxiquées aux métaux lourds développent des bactéries trÚs résistantes dans leurs intestins et sont entretenues par la production de « biofilms ».


IV. Traitements naturopathiques


1. PremiĂšre approche

Juste aprĂšs une morsure de tique si aucuns symptĂŽmes ne se manifestent, il faut noter la date et surveiller attentivement l’évolution dans les jours et semaines Ă  venir.

Appliquer un cataplasme d’argile verte sur la morsure. L’argile est une source naturelle de minĂ©raux et d’oligoĂ©lĂ©ments, elle est absorbante et rĂ©agit comme une Ă©ponge. Elle est reminĂ©ralisante, purifiante, rĂ©gĂ©nĂ©rante, antiseptique, dĂ©toxicante, cicatrisante mais aussi anti-inflammatoire, antalgique et adoucissante, cela pourrait empĂȘcher une Ă©ventuelle infection.

DĂ©sinfecter la plaie avec de l’argent colloĂŻdal qui est un anti-infectieux et antiseptique Ă  large spectre ou de l’huile essentielle de Lavandula Angustifolia (Lavande vraie) pure qui est anti-infectieuse, anti-inflammatoire, anti-microbienne, antiseptique, sĂ©dative, spasmolytique, antalgique et cicatrisante (pas de contre-indications).


2. DĂ©toxifier l’organisme

L’objectif est de nettoyer les cinq Ă©monctoires (intestins, foie, reins, poumons et peau) pour pouvoir lutter efficacement contre l’infection.

En naturopathie, les émonctoires sont soigneusement évalués, afin de connaitre leur état de fonctionnement, car ce sont les organes qui sont les plus sollicités lorsque la toxémie est importante et que la force vitale faiblit.

Bien souvent, les diffĂ©rentes manifestations physiques permettant l’élimination de la toxĂ©mie nous gĂȘnent et c’est alors que nous tentons de faire disparaĂźtre les symptĂŽmes (Ă©coulement chronique au niveau des sinus, toux grasse, boutons, furoncles, transpiration excessive, fiĂšvre, diarrhĂ©e
.).

S’attaquer aux symptĂŽmes afin de les Ă©liminer par des moyens chimiques ou naturels n’a pour consĂ©quence que de supprimer la manifestation et non de favoriser le processus d’évacuation.

Lorsque toutes les voies de sorties sont fermĂ©es parce que le processus naturels d’élimination de l’organisme ne sont plus assurĂ©s par des organes dĂ©faillants, le niveau de toxĂ©mie augmente et l’on observe un affaiblissement de la vitalitĂ©.


C’est pourquoi en naturopathie, il est important d’intervenir en favorisant l’évacuation des surcharges en traitant la cause et pas le symptĂŽme.

3. Combler les carences avec la nutrithérapie

RepĂ©rer et combler les carences est fondamental pour pouvoir faire face Ă  l’infection, grĂące aux examens biologiques ou tout simplement Ă  travers l’analyse des symptĂŽmes. Les vitamines interviennent dans de nombreuses fonctions, Ă  savoir la production d’énergie, le contrĂŽle du stress, le fonctionnement hormonal, la rĂ©paration des tissus, etc.
 Il existe 13 vitamines essentielles, divisĂ©s en deux familles de structure chimique diffĂ©rente, les liposolubles (solubles dans les graisses) et les hydrosolubles (solubles dans l’eau). Notre corps ne produit pas de vitamines de façon naturelle, il est donc indispensable d’aller les chercher dans notre alimentation. De plus, beaucoup de minĂ©raux sont indispensable Ă  notre santĂ©, nous devons les trouver dans l’alimentation de la mĂȘme façon que pour les vitamines.


4. RĂ©duire l’inflammation

L’inflammation est une rĂ©action normale du corps auquel il est confrontĂ© fasse aux agressions des bactĂ©ries, virus, toxines ou autres. Les globules blancs vont s’activer (le systĂšme immunitaire) pour combattre les agents pathogĂšnes d’oĂč une inflammation au niveau de l’agression. Pour rĂ©duire l'inflammation nous travaillerons sur l'alimentation, la nutrithĂ©rapie, la phytothĂ©rapie, les oligoĂ©lĂ©ments et l'aromathĂ©rapie.


5. Renforcer le systĂšme immunitaire

Nous renforcerons le systÚme immunitaire avec la nutrithérapie, la phytothérapie et autres compléments naturels.


6. Lutter contre l’infection

L’arsenal de dĂ©fenses Ă  dĂ©nicher devra ĂȘtre agressif envers les borrĂ©lies, mais devra aussi faire face Ă  d’autres bactĂ©ries, aux virus, aux parasites et aux levures prĂ©sents dans l’organisme.

Nous lutterons contre l'infection avec les oligoéléments et l'aromathérapie.

Si la maladie en est Ă  la 1Ăšre Phase, un traitement aromatique d’une durĂ©e d’un mois seulement pourrait s’avĂ©rer suffisant. Dans la 2Ăšme voir 3Ăšme Phases il sera nĂ©cessaire de traiter 6 mois au minimum.


V. Modification de l’alimentation

Diminuer les quantités de sel (1 à 2 g par jour sont suffisant).

Supprimer les produits industriels contenant des additifs. Consommer des aliments n’ayant subi aucune transformation, de prĂ©fĂ©rence BIO, de production locaux, ou du jardin, qui seront cuisinĂ©s.

Diminuer la consommation de graisses saturées car les toxines de la bactérie se logent dans les tissus graisseux, les produits à gluten et les produits laitiers qui eux sont sources de perturbation immunitaire.


VI. La réflexologie plantaire


La rĂ©flexologie est un soin qui permet de libĂ©rer les facultĂ©s d’auto-guĂ©rison du corps en s’appuyant sur des mĂ©canismes neuro-vĂ©gĂ©tatifs et de circulation fluide. C’est une technique prĂ©ventive et corrective avec un toucher spĂ©cifique des zones rĂ©flexes qui permet de localiser et dissiper les tensions afin de rĂ©tablir l’équilibre Ă©nergĂ©tique du corps.

QualifiĂ©e par l’OMS de mĂ©decine complĂ©mentaire, la rĂ©flexologie est une approche non-mĂ©dicamenteuse qui participe au mieux-ĂȘtre.

Les sĂ©ances de rĂ©flexologies apportent une contribution intĂ©ressante au suivi mĂ©dical ou para-mĂ©dical en favorisant la circulation sanguine, l’élimination des toxines, le rĂ©Ă©quilibrage du systĂšme nerveux et un apaisement gĂ©nĂ©ral.


VII. La gestion du stress


Le stress est inĂ©vitable et fait partie de la vie. Il est une rĂ©action d’adaptation non spĂ©cifique de l’organisme Ă  une agression physique, psychologique ou sociale et s’accompagne d’un Ă©tat anxieux. Lorsque l’organisme est en bonne santĂ© les antioxydants (vitamines, oligoĂ©lĂ©ments, enzymes) jouent bien leurs rĂŽles de protection et d’élimination, mais lorsque le corps n’a plus la capacitĂ© de se protĂ©ger, le stress oxydatif intervient. Dans la borrĂ©liose de lyme le stress oxydatif est bien prĂ©sent.

Pour remĂ©dier au stress il existe plusieurs techniques et mĂ©thodes, qui peuvent diminuer voir « enrayer » le stress. Nous avons : la phytothĂ©rapie, l’aromathĂ©rapie, la nutrithĂ©rapie, l’oligothĂ©rapie, l’alimentation, les techniques de relaxation et de respiration comme l’hypnose, la sophrologie, la cohĂ©rence cardiaque, le yoga, le TaĂź-Chi, les techniques de massage, l’hydrothĂ©rapie, la mĂ©ditation, le repos et un bon sommeil. Elles viseront toutes Ă  dĂ©contracter les segments musculaires pour gĂ©rer les douleurs et diminuer les contractures.


La respiration est la clĂ© anti-stress majeure, d’oĂč l’importance de rĂ©Ă©duquer notre souffle. Cela peut paraĂźtre une Ă©vidence, mais sans oxygĂšne, la vie n’existe pas !


VIII. Eviter les morsures de tique


Entre mars et octobre les tiques se trouvent en milieux humides (forĂȘts, prairies, jardins et parcs) en majoritĂ© sur les fougĂšres et les herbes hautes, elles s'attaquent plus frĂ©quemment aux membres infĂ©rieurs.

1. Couvrir en prioritĂ© les jambes avec un pantalon de couleur claire afin de distinguer facilement les tiques. Rentrer le pantalon dans les chaussettes, ce qui Ă©vitera que les tiques pĂ©nĂštrent sous les vĂȘtements. Pour les zones dĂ©couvertes il existe des rĂ©pulsifs naturels.

2. Appliquer un rĂ©pulsif naturel : Dans un pulvĂ©risateur, mĂ©langer 20 ml de vinaigre avec 150 ml d’eau et 10 gouttes d’huile essentielle de Tea Tree. Utiliser cette solution en pulvĂ©risation directement sur le bas des pantalons, les chaussettes et les chaussures. Renouveler l’opĂ©ration rĂ©guliĂšrement chaque heure.


3. Prendre une douche et changer de vĂȘtements. ProcĂ©der Ă  une inspection minutieuse et spĂ©cialement les aisselles, les paupiĂšres, les oreilles, l'arriĂšre des genoux, l'aine, les plis des coudes, le cou, le cuir chevelu, le pubis et le nombril.


4. Si une tique est prĂ©sente sur le corps, retirer la tique grĂące Ă  un tire-tique ou une pince Ă  tique. Saisir la tique au plus prĂšs de la peau et la tirer en la faisant pivoter dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, dans le sens de l’axe de son corps, afin qu’aucune partie de la tique notamment le rostre (partie crochue de la tique qui lui sert d’ancrage dans la peau) ne reste accrochĂ©e. Ne pas jeter la tique! La garder pour pouvoir effectuer un test si toutefois certains symptĂŽmes se manifestent.


5. Ne pas employer d’huile, alcool, Ă©ther ou autres pour ne pas provoquer un stress chez la tique qui pourrait lui faire rĂ©gurgiter sa salive dans le sang et accroĂźtre les risques de transmission de la borrĂ©liose de Lyme si toutefois elle en Ă©tait porteuse.


💡 A savoir: la bactĂ©rie transmettant la borrĂ©liose de Lyme met entre 12 Ă  24 heures pour contaminer l'organisme de l'homme, ce qui laisse le temps de retirer la tique.


IX. Conclusion


On ne guĂ©rit pas de la maladie de Lyme, on peut vivre avec un minimum de symptĂŽmes voire aucuns pendant de longues pĂ©riodes, nous parlerons plutĂŽt de « rĂ©mission » tout en continuant les efforts jusqu’ici Ă©voquĂ©s.

Pour traiter la maladie de Lyme, un changement de vie est fondamental. En effet, la personne atteinte de cette pathologie qui souhaite tirer les bĂ©nĂ©fices d’un traitement par la naturopathie doit en comprendre les fondements. Il est donc primordial pour le praticien d’en maĂźtriser chaque aspect, d’ĂȘtre Ă  l’écoute de la symptomatologie de la personne atteinte, de faire l’analyse de son terrain, d’évaluer les capacitĂ©s d’adhĂ©sion au traitement qui lui sera proposĂ© et d’effectuer un suivi rĂ©gulier.


Le mode de vie des personnes atteintes de la borréliose de Lyme joue un rÎle majeur.

🍃Prisca, votre praticienne de santĂ© naturelle🍃


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